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Dimanche 11 juin 2006 à 11h aux Studios du Chapeau Rouge, organisé par Gros Plan

Les œuvres, quand elles sont fortes, belles et denses, sont éternelles, jeunes et vivantes dans le regard du spectateur qui les habite d ’une émotion nouvelle, d ’un nouveau dialogue. Westerns, comédies, films fantastiques et films inclassables tenteront de vous apporter un peu de bonheur cinématographique le dimanche matin à 11 h, à l ’heure du brunch, ce repas du dimanche anglais, mi-breakfast, mi-lunch. Nous avons choisi des films d ’une durée pas trop longue afin de pouvoir vous les présenter et bavarder ensemble ,suite à la projection, en prenant un verre et en grignotant une part de gâteau (participation aux frais :1,5 €).

 

Dernier ciné-brunch de la saison. Bon été ! 

Le Troisième homme (The Third man)

de Carol Reed


Grande-Bretagne - 1949 - Noir & Blanc - 1 h 44
Avec
Orson Welles, Alida Valli, Joseph Cotten, Trevor Howard...


Dans la ville de Vienne, en ruine au terme de la Seconde Guerre mondiale, un jeune écrivain américain vient assister aux obsèques de son ami, un certain Harry Lime. Il apprend beaucoup de choses, rencontre de drôles de personnes, se trouve perdu dans un décor bizarre et découvre vite que Harry Lime n’est pas mort, et que c’est une crapule, un trafiquant qui n’hésite pas à spéculer sur la vie et la mort en organisant un lucratif commerce de pénicilline. Les autorités policières demandent à l’écrivain de les aider à capturer Lime. A-t-on le droit de trahir un ami, même coupable ?


Classique parmi les classiques de l’après guerre. Le Troisième homme compte au nombre de ces œuvres que l’on retrouve
régulièrement avec autant de satisfaction. Le Troisième homme est une des plus prenantes et intelligentes adaptations cinématographiques d’un roman de Graham Greene.

Eric Le Guebe, Le Parisien Libéré - 5 septembre 1978.


Le caractère baroque des images, ses clairs-obscurs tragiques, ses cadrages déséquilibrés, ses ombres gigantesques, ses angles de prises de vues accusés, ses décors impressionnants donnent à ce récit, en soi passionnant, une ambiance surréaliste, envoûtante. La trouvaille musicale, quasiment unique dans l’histoire du cinéma, accentue la tension, la fascination, le malaise. C’est, paradoxalement, une musiquette gentillette, aigrelette, narquoise, obsédante, égrenée sur un instrument insolite, la cithare. Elle a fait le tour du monde et assuré la célébrité de son compositeur, Anton Karas. (...) Nous sommes sollicités, bousculés, captivés de bout en bout. Le Troisième homme est un chef d’œuvre.

Gilbert Salachas, Télérama - N° 2312 - 4 mai 1994.




Tarif unique 4€

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