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Dimanche
23 avril 2006 à 11h aux Studios du Chapeau Rouge, organisé par Gros
Plan
Les œuvres, quand elles sont
fortes, belles et denses, sont éternelles, jeunes et vivantes dans le regard
du spectateur qui les habite d ’une émotion nouvelle, d ’un nouveau
dialogue. Westerns, comédies, films fantastiques et films inclassables
tenteront de vous apporter un peu de bonheur cinématographique le
dimanche matin à 11 h, à l ’heure du brunch, ce repas du dimanche
anglais, mi-breakfast, mi-lunch. Nous avons choisi des films d ’une durée
pas trop longue afin de pouvoir vous les présenter et bavarder ensemble
,suite à la projection, en prenant un verre et en grignotant une part de
gâteau (participation aux frais :1,5 €).
Le mois prochain, dimanche 14 mai
: Le Voyeur de Michael Powell.
Riz
Amer
de Giuseppe de Santis
Italie - 1948 - Noir & Blanc - 1 h 48
Avec Raf Vallone (Marco), Vittorio Gassman (Walter), Silvana Mangano (Silvana), Doris Dowling
(Francesca), Checco Rissone (Aristide), Adriana...
Poursuivi par la police après le vol d’un collier de grande valeur, un
couple, Francesca et Walter, arrive dans les environs de Milan et se mêle
aux nombreuses « mondines », jeunes femmes embauchées pour la récolte du riz. Parmi elles, une grande fille étonnante et sensuelle, Sylvana, tombée
amoureuse de Walter, elle devient sa maîtresse et l’aide à voler le riz
destiné aux travailleuses. Marco et Francesca les rattrapent et une lutte
s’engage entre les deux hommes.
La première surprise de ce film est l’intelligence d’un scénario
dont la rigueur logique, d’une abstraction quasi-géométrique,
ne se démentira pas jusqu’à la scène finale. Le projet de Giuseppe De
Santis est double. D’une part un scénario socio-politique destiné à montrer la vie et les conditions de travail des « mondine », ces travailleuses
temporaires venues des quatre coins de l’Italie et de la misère pour planter le riz, à la chinoise, dans les plaines du Nord,
exploitées par les gros propriétaires qui jouent de la rivalité entre les « régulières », qui ont un contrat, et les « clandestines » pour
augmenter les cadences. D’autre part un scénario plus romanesque sur les jeux de la loi et du désir entre les quatre personnages
principaux du film – deux hommes et deux femmes – destiné à intégrer le projet socio-documentaire dans une fiction forte, plus
proche du cinéma américain que du néo-réalisme primitif, et à plaire au
public populaire. (...) De Santis et son scénariste Carlo Lizzani réussissent
l’intégration de ces deux scénarios avec une intelligence et une logique imparables qui continuent
à forcer l’adhésion et l’admiration 35 ans après.
Alain Bergala, Cahiers du Cinéma - N° 350 - Août 1983.
Riz amer est une mêlée humaine pleine de violence,
de tumulte, de cris, de malheur, d’érotisme exacerbé, de misère, d’odeur et de chaleur humaine. (Patrice
Hovald).
Tarifs habituels des Studios du Chapeau Rouge
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