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Dimanche 15 janvier 2005 à 11h aux Studios du Chapeau Rouge, organisé par Gros Plan

Nous vous proposons, chaque mois, des films « anciens ». Les œuvres, quand elles sont fortes, belles et denses ne vieillissent jamais, elles sont éternelles, jeunes et vivantes dans le regard du spectateur qui les habite d’une émotion nouvelle, d’un nouveau dialogue.


Westerns, comédies, films fantastiques et films inclassables tenteront de vous apporter un peu de bonheur cinématographique le dimanche matin à 11 h, à l’heure du brunch, ce repas du dimanche anglais, mi-breakfast, mi-lunch.

 
Nous avons choisi des films d’une durée pas trop longue afin de pouvoir vous les présenter et bavarder ensemble, suite à la projection, en prenant un verre et en grignotant une part de gâteau 
(participation aux frais : 1,5 €).

 
 
Quand passent les cigognes (Letiat Jouravly)


De Mikhaïl Kalatosov

U.R.S.S. - 1957 - N & B - 1 h 40
Avec Aleksei Batalov (Boris), 
Tatiana Samoïlova (Veronika), 
Alexander Chvorine (Mark), 
Vassili Merkouriev (Byodor Ivanovich), 
Svetlana Kharitonova (Irima).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Tatiana et Boris, deux jeunes Moscovites tombent amoureux, mais la guerre les sépare sans qu’ils aient pu se dire au revoir. Elle reste à Moscou, sans nouvelles, sous les bombardements, et finit par céder au cousin de l’homme qu’elle aime. Bien que mariée maintenant et vivant en Sibérie, elle a toujours attendu et espéré, jusqu’à ce jour où sa douleur se mêle à la joie générale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Tourbillonnant, échevelé, pathétique et douloureux, Quand passent les cigognes est peut-être le fi lm le plus romantique jamais tourné. (...) Kalatozov [a dirigé] un fi lm qu’il a conçu comme une symphonie, a su choisir les collaborateurs idéaux, notamment le directeur de la photo virtuose S. Ouroussevsky et l’adorable Tatiana Samoïlova, « petit écureuil » du film, gracieuse, naturelle et fi nement émouvante. Quand passent les cigognes est un fi lm brillant dont les audaces techniques laissent pantois : caméra virevoltante, travellings délirants, cadrages obliques, profondeur de champ, etc. Curieusement, loin de tuer l’émotion, ce déluge de technique la sécrète au contraire. Il entraîne le spectateur dans un irrésistible tourbillon de passions.

Guy Bellinger, Guide des films.     

 


Que les yeux de Tatiana Samoïlova, l’interprète principale du film, s’ouvrent ou se ferment, cela suffit à motiver un plan. On ne sait si l’on doit la vérité des mouvements infi mes, des notations indescriptibles à l’interprète ou au réalisateur. 
 

Cahiers du cinéma - Juin 1958.

 

 

 


Tarifs habituels des Studios du Chapeau Rouge

 

 

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