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Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre la misère.
Intervenants : Hubert Bodin, président d'Horizons Nouveaux, Didier Foirest, membre d'Horizons Nouveaux, Dominique Touret, membre d'ATD Quart Monde, éducateur spécialisé au Conseil Général.
En collaboration avec ATD Quart Monde, Amnesty international, le Secours Catholique et d'autres organisations locales.
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France - 2008 - Couleurs - 1 h 53
Avec Guillaume Depardieu (Damien), Max Baissette de Malglaive (Enzo), Judith Chemla (Nina), Aure Atika (Nadine), Patrick Descamps (Jean-Jacques), Matteo Giovannetti (Enzo adolescent), Brigitte Sy (Madame Herchel), Franc Bruneau (P’tit Louis), Philippe Dupagne (Tony).
Paris, aujourd’hui. Un enfant et sa jeune mère dorment dehors. Nina est sans emploi, ni attaches. Enzo a 5 ans. Leur errance les conduit à Versailles. Dans les bois, tout près du château, un homme vit dans une cabane, retranché de tout, Damien. Nina passe une nuit avec lui. Au petit matin, elle laisse l’enfant et disparaît. Au fil des jours, des saisons, l’homme et l’enfant vont se découvrir, s’apprivoiser, s’attacher. Leur lien sera aussi fort que leur dénuement. Un jour pourtant il faudra quitter la cabane...
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Subtil et délicat, sobre et riche de l’essentiel, Versailles suit au plus près la relation qui se noue entre l’homme et l’enfant, sous les bâches et les toits de fortune, au milieu d’une communauté d’exclus. Prenant le contre-pied d’un cinéma trop réaliste, Pierre Schoeller ne s’attarde pas à filmer les signes de la déchéance, retenant ce qui permet aux membres de cette petite troupe de rester debout. Paradoxalement, c’est lorsque l’homme décide de rejoindre le monde, s’obligeant à solliciter l’hospitalité de son père pour offrir un avenir à cet enfant perdu, que le film devient plus rugueux et touche au plus profond. Versailles n’est pas seulement une œuvre centrée sur la pauvreté et l’exclusion, mais s’interroge plus amplement sur la solitude, l’amour et la responsabilité, la nature des liens qui unissent les vivants et l’ordre social qui régente les existences.
Arnaud Schwartz, La Croix - 20 mai 2008.
[Guillaume Depardieu] joue sur une appropriation totalement personnelle d’un rôle manifestement écrit pour lui, mais qu’il décide de protéger à sa façon. Par exemple, le scénario lui dit bonté, lui entend colère. On lui dit dignité et il vous regarde avec l’air de dire que ça suffit comme ça l’obscénité. Il est le refus incarné, ce qui l’autorise, s’il le veut, à donner tout ce qu’il possède. « Le cinéma nous rend-il meilleurs ? » se demandait le philosophe Stanley Cavell. Quand on reçoit en pleine face une telle façon de vivre les choses, la réponse tombe d’elle-même.
Philippe Azoury, Libération - 13 août 2008.
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TARIFS
Plein tarif : 7 € • Tarif réduit
: 6 € • Par carnet de 5 tickets : 5 € l'entrée • Demandeurs d'emploi, étudiants, lycéens, collégiens
: 5 € • Adhérents Gros Plan : 4,50 €.
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