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Vendredi 28 mars 2008 à 20 h 30 - Studios du Chapeau Rouge
DANS LA VIE
de Philippe Faucon |
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En présence du réalisateur.
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France - 2008 - Couleurs - 1 h 13
Avec Sabrina Ben Abdallah (Sélima), Ariane Jacquot (Esther), Zohra Mouffok (Halima), Hocine Nini (Ali).
Esther, une femme âgée de confession juive, a besoin d’une assistance permanente. Mais elle use ses gardes-malades, du fait de sa mauvaise humeur, et la dernière en date vient de démissionner. Elie, le fils d’Esther, ne sait plus quoi faire. Sélima, l’infirmière de jour, propose les services de sa mère, Halima, musulmane pratiquante. Contre toute attente, une vraie complicité se crée entre les deux femmes. Halima sait se faire apprécier et respecter. Pleine d’énergie, elle redonne à Esther le goût de vivre.
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Le film a-t-il des résonances autobiographiques ?
Oui. Yasmina (la productrice et co-scénariste) a été infirmière, et nous nous sommes largement inspirés de son expérience. Du fait de son travail, elle a beaucoup fréquenté à ce moment-là les deux communautés à la fois. C’étaient pour la plupart des patientes, arabes ou juives, qui avaient beaucoup de choses en commun, à commencer par un passé, un vécu semblable, en Algérie, au Maroc, en Tunisie. Qui, ensuite, s’étaient retrouvées dans le sud-est de la France. Elle s’est occupée de plusieurs femmes qui ont nourri le personnage d’Esther. Et pour le personnage d’Halima, la mère de Sélima, Yasmina n’avait qu’à puiser autour d’elle.
(...)
Dès les premières minutes, l’origine communautaire apparaît comme facteur de séparation et d’exclusion.
Nous voulions montrer tout ce que ce climat de crispation peut susciter de fermeture, de tous côtés. Dans le film, on est à l’été 2006, au plus fort de la tension provoquée par l’attaque israélienne à l’intérieur du Liban, contre le Hezbollah, à la suite de l’enlèvement de deux soldats israéliens. Dès les premières fois où l’on voit la mère de Sélima, elle est dans une attitude de blocage, conditionnée par ce climat. Elle dit : « Je n’aime pas ces gens », lorsque Sélima lui apprend qu’elle va travailler à domicile chez Esther, une femme juive. Or, toute la suite du film nous montre à quel point ces premiers réflexes conditionnés de fermeture ne correspondent pas à sa nature réelle profonde.
(...)
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 Etes-vous d’accord pour dire qu’il s’agit d’un film de femmes ?
Absolument. Et ces femmes m’ont intéressé, parce qu’une partie du monde leur est refusée. Elles sont parvenues à leurs âges, elles se sont consacrées à ce qui leur a été assigné, elles ont élevé leurs enfants. L’une est clouée à un fauteuil, l’autre est illettrée. Elles sont issues de milieux où leurs maris décident. Mais ce n’est pas pour cela qu’elles sont disposées à accepter que leur soit refusé ce à quoi elles aspirent. Elles s’affirment, avec leurs moyens.
Des liens très forts se tissent entre Sélima et Esther ; puis entre Esther et Halima, la mère de Sélima.
Avant que leur rencontre n’ait lieu, Halima et Esther sont prisonnières d’une représentation imaginaire de l’autre. Progressivement, elles découvrent qu’elles ont en face d’elles quelqu’un de proche, sur bien des plans, qui ne correspond en rien aux a priori qu’elles s’étaient fabriqués au préalable.
Bien qu’elle affirme un style de vie laïque et occidental, Sélima se soucie du qu’en-dira-t-on.
C’est difficile pour une jeune femme comme elle d’être constamment en opposition, en lutte, avec son entourage et sa famille. Car ce n’est pas parce qu’elle s’oppose sur certains points à sa communauté qu’elle se sent nécessairement en adéquation parfaite avec la société française. Du coup, elle se retrouve en porte-à-faux avec tout le monde, ce qui n’est pas toujours une position facile à vivre.
Avez-vous essentiellement fait appel à des comédiens non professionnels ?
Oui, comme sur d’autres de mes films. Mais jusque-là, j’avais travaillé avec des gens plus jeunes, qui n’ont pas besoin de plus de deux ou trois jours pour être « dans » le film en cours. Leur inexpérience n’est pas forcément un handicap, bien au contraire. En revanche, pour Dans la vie, il s’agissait de deux interprètes d’une soixantaine d’années, pour qui le rythme très intensif d’un tournage constituait un véritable effort d’endurance physique.
Philippe Faucon, Dossier de presse. |
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TARIFS
Plein tarif : 7 € • Tarif réduit
: 6 € • Par carnet de 5 tickets : 5 € l'entrée • Demandeurs d'emploi, étudiants, lycéens, collégiens
: 5 €
Adhérents Gros Plan : 4,50 € par
carnet de 5 tickets (valables jusqu'au 15 octobre 2010) • 4,50 € moins
de 25 ans, ticket individuel • 6 € adulte, ticket individuel.
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