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Vendredi 1er décembre 2006 à 20h30 - Studios du Chapeau Rouge THE HOST De Bong Joon-ho |
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En présence de Thierry Jousse, réalisateur et critique de cinéma. |
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| Corée du Sud – 2006 – Couleurs – 1 h 59 Scénario Bong Joon-ho, Hah Joon-won et Baek Chul-hyun Photo Kim Hyung-goo Montage Kim Sun-min Décors Ryu Seong-hee Costumes Cho Sang-kyung Production Chungeorahm Film Distribution Océan Films. Avec Song Kang-ho (Park Gang-du), Byun Hee-bong (Park Hee-bong), Park Hae-il (Park Nam-il), Bae Doo-Na (Park Nam-joo), Ko A-sung (Park Hyun-seo), Lee Dong-ho (Se-ju), Lee Jae-eung (Se-jin)… Au bord de la rivière Han, les habitants de Séoul aiment se promener. Un après-midi, une créature surgit des profondeurs et sème la terreur. Elle enlève la petite Hyun-seo, fille du tenancier d’un snack. Sa famille va tenter de tout faire pour la récupérer. |
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S’inspirant d’un fait divers (dans les années 90, l’armée américaine s’était débarrassée de produits toxiques en les déversant dans la rivière Han), le cinéaste de Memories of Murder (Salinui Chueok, 2004) offre aux spectateurs, pour son troisième film, une SF, certes avec créature mutante monstrueuse, mais qui ne ressemble en rien aux œuvres du genre assez codifié. La « bête » apparaît dès les cinq premières minutes et le point de vue n’est pas celui d’une société qui cherche par tous les moyens traditionnels, militaires et scientifiques, à éliminer le monstre, mais celui d’une famille modeste dont la fille est enlevée dans les profondeurs de la rivière, enroulée dans la queue du batracien monstrueux. (…) Ce n’est pas un récit héroïque où les bons sortent gagnants, comme on le voit dans cette façon d’intégrer le comique le plus quotidien à une aventure exceptionnelle (…), mais davantage le tableau d’une société coréenne, avec sa perspective historique américano-coréenne. (…) Réalisé avec l’efficacité des moyens spéciaux nécessaires qu’un budget à la mesure du projet a rendus possibles, le film a toute l’élégance et la pertinence que l’on pouvait attendre du cinéaste. En même temps, il sait préserver les règles du genre dans sa relation aux spectateurs (suspense de l’attente, angoisse de l’ambiance, effets de surprise des intrusions imprévisibles) et même dessiner, par moments, une relation de complicité entre le monstre et sa jeune prisonnière (quand elle essaie de s’échapper, une queue « batracienne », mais peu agressive, vient la ramener au sol). H.N., Positif - N° 545-546 - Juillet/Août 2006. |
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Cette histoire de monstre engendré par la pollution chimique possède tous les atours du film de genre, à la limite de l'hystérie potache du manga (…), mais il serait naïf de réduire son propos à un divertissement pour aficionados. (…) The Host se démarque de ses confrères américains, en écartant tout effet de surprise concernant le look de la bête, qu'on découvre dans toute sa splendeur dès les premières scènes, et se positionne ainsi comme un anti Alien ou un anti Jaws. De plus, son rythme alterne avec brio scènes de pur effroi et séquences comiques. Ses intentions se portent ailleurs que vers le simple désir d'effrayer. |
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Dès la scène d'exposition, The Host lance sa charge politique qui sort le film des frontières du genre, explicitant ainsi l'une des interprétations du titre : la Corée du Sud, accueillant sur ses terres des bases militaires américaines. Cynique, Bong Joon-ho désigne les Etats-Unis comme responsables de la pollution du fleuve, tout comme il se moque de leur héroïsme insensé, par le truchement d'un yankee partant affronter seul le monstre, qui s'en débarrasse d'une chiquenaude. Plus tard, les gendarmes du Monde en prennent encore pour leur grade, dans une scène où le réalisateur pointe du doigt leur interventionnisme parfois déplacé, leur ingérence convoquant ici le spectre du virus contagieux. Mais Bong Joon-ho n'en reste pas là. A travers le portrait de citoyens ordinaires, voire minables, c'est la société coréenne qui subit sa vision critique. Le lieu même de la première attaque de la créature ne relève pas du hasard. Les rives de la rivière Han servent de lieu de détente pour les familles populaires. La bête, fonctionnant comme une métaphore de la société impitoyable et de l'agressivité du monde en général, s'attaque aux plus faibles, aveuglément. Plume-noire.com |
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FILMOGRAPHIE White man (CM, 1994), Memories in my frame (CM, 1994), Incohérence (CM, 1995), Barking Dogs never bite (2000), Memories of murder (2003), Sink and rise (CM, 2004), Influenza (CM, 2004), The Host (2006). |
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TARIFS Plein tarif : 7 € • Demandeurs d’emploi : 5,50 € • Etudiants, lycéens, collégiens : 5 € • Adhérents Gros Plan : 4 € par carnet de 10 tickets (valables jusqu'en octobre 2007) • 4,50 € moins de 25 ans, ticket individuel • 6 € adulte, ticket individuel. |
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ASSOCIATION
GROS PLAN 27, rue du Chapeau Rouge 29000 Quimper © Association Gros Plan - 2006 |
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