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Exposition Yves Tanguy

L’Ecole du Louvre à Quimper

Cycle de 4 conférences sur le Surréalisme
organisées par le Musée des Beaux Arts de Quimper

18 h 30 / 20 h (Salle des fêtes du Chapeau Rouge).

Le Surréalisme au cinéma

après la conférence, soirée cinéma

20 h 30 (Studios du Chapeau Rouge).

 
 

Lundi 5 mars à 20h30 - Studios du Chapeau rouge

Juve contre Fantômas

De Louis Feuillade

Juve contre Fantômas

France - 1913/14 - 59 mn

Scénario Louis Feuillade, d’après les romans de Pierre Souvestre et Marcel Allain Photo Guérin Décors Robert Jules Garnier.

Avec René Navarre (Fantômas), Edouard Bréon (Juve), Renée Carl (lady Beltham), Georges Melchior (Fandor)...

Catastrophe du Simplon Express provoquée par Fantômas, bataille dans les tonneaux des pinardiers du quai de Bercy, Juve aux prises avec un python géant, explosion de la villa de Lady Beltham… Fantômas se déchaîne.

 
 

(…) Femmes éperdues et fatales, usurpations d’autorité judiciaire, défis à l’enquête raisonnée : les aspects diaboliques et rocambolesques de la fable raviront les surréalistes.

Dictionnaire du cinéma, Ed. Larousse.


(…) Nous passions des soirées entières, rue du Château, à nous interroger réciproquement, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Yves Tanguy et moi-même, sur notre connaissance du chef d’œuvre, écrit en 1911-1912, par Pierre Souvestre et Marcel Allain. Et si l’un de nous citait le titre de l’un des 32 volumes, Les Souliers du mort ou le Fiacre de nuit, les autres devaient énumérer les meurtres commis par « le Maître de l’Effroi ».

Georges Sadoul « Souvenir d’un témoin », Etudes cinématographiques,
N° 38-39 « Surréalisme et cinéma », 1er trim. 1965, pp. 10-13.


Fantômas est un film populaire, pour le peuple, créé pour les besoins du peuple qui aime le bandit, le revolver, la poursuite, la mort, la liberté du crime, la justice répressive, la ruse de l’homme traqué. A son contact, la foule reprend l’espoir d’exister, espoir rabroué depuis la guerre par des disciplines. Fantômas fut une porte ouverte à la liberté.

La Revue du cinéma, in Anthologie du cinéma - mai 1966.


Max Jacob consacra deux poèmes à Fantômas et fonda la S.A.F., Société des Amis de Fantômas.

 
 

Lundi 5 mars à 18 h 30 : conférence Qu’est-ce que le surréalisme ?
par François Michaud, conservateur du patrimoine, Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

 
 

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Lundi 12 mars à 20h30 - Studios du Chapeau rouge

Nosferatu le vampire

De Friedrich W. Murnau

Nosferatu le vampire

Allemagne - 1921 - 1 h 12

Scénario Henrik Galeen d’après Dracula de Bram Stoker Photo Fritz Arno Wagner G. Krampf Décors et costumes Albin Grau Musique Hans Erdmann, P. Schirmann.

Avec Max Schreck (comte Orlock, Nosferatu), Alexander Granach (Knock), Gustav von Wangenheim (Thomas Hutter), Greta Schroeder (Ellen).

Vers 1830, le commis d’un agent immobilier se rend en Transylvanie pour traiter d’une affaire avec le comte Orlock, qui se révèle être un vampire.

 
 

(…) Etant allé au-delà des masques et des brumes du prétexte, Murnau avait compris qu’il ne ferait pas le film de terreur annoncé, mais un film d’amour démentiel, traversé de courants d’air glacés et plus que glacés : aux limites du brûlant.

Pierre Philippe, Cinéma 65 – N° 100 – Novembre 1965.

Ignorant tout de Murnau, nous étions les admirateurs inconditionnels de son Nosferatu. Le film avait depuis longtemps disparu des programmes. Ce fut un événement (en 1928 ou 1929) lorsque « Le carillon », en ayant retrouvé une copie, la fit contretyper (j’appris alors ce mot technique). Tout le groupe surréaliste s’y rendit en grande cérémonie. Et j’ai gardé surtout le souvenir de l’abbé (défroqué), Jean Genbach, qui s’y rendit en smoking, avec un nœud papillon violet, une bague d’améthyste au doigt, une cape noire doublée d’amarante, se rendant au fond d’une automobile laquée noire, à cette reprise de Nosferatu, comme un anti-évêque, ou un anti-pape, allant célébrer quelque messe noire. Pendant quelques semaines, nous nous sommes répété, comme une expression pure de la beauté convulsive, ce sous-titre français (sans doute ignoré de Murnau) : « Passé le pont, les fantômes vinrent à sa rencontre ».

Georges Sadoul « Souvenir d’un témoin », Etudes cinématographiques,
N° 38-39 « Surréalisme et cinéma », 1er trim. 1965, pp. 10-13.

 
 

Lundi 12 mars à 18 h 30 : conférence « La beauté sera convulsive ou ne sera pas »
par François Michaud, conservateur du patrimoine, Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

 
 

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Mercredi 21 mars à 20h30 - Studios du Chapeau rouge

   
 

Violons d’Ingres

De Jacques B. Brunius

France - 1939 - 30 mn

Lui-même virtuose du violon d’Ingres, le poète-humoriste-critique-cinéaste-acteur-chroniqueur à la BBC Jacques B. Brunius rend hommage dans ce film rare aux inventeurs du dimanche, aux adultes restés fidèles aux « rêveries de l’enfance », à travers quelques-uns des plus étonnants représentants de ce que Dubuffet appellera l’art brut. Entre autres mérites, c’est Brunius qui a fait découvrir le « Palais idéal » du Facteur Cheval à André Breton et aux autres Surréalistes.

Violon d'Ingres
 
 

8 X 8, A Chess Sonata in 8 Movements

De Hans Richter

   
 

U.S.A. - 1955/58 - 20 mn - Extrait

8 X 8 = l’échiquier… sur lequel se déroule la partie des contraires. C’est le jeu des hasards et des accidents, des rois et des paysans, des retraites et des succès, bref, des mille et une combinaisons de la vie. Il fut représenté par des amis et des collègues avec lesquels j’étais en rapport depuis une dizaine d’années : Arp, Calder, Cocteau, Duchamp, Huelsenbeck, Sandberg, Tanguy et d’autres.

Hans Richter.

 
 

La Femme 100 têtes

D’Eric Duvivier

   
 

France - 1967 - 20 mn

Transposition à l’écran du recueil de collages La Femme 100 têtes de Max Ernst, paru en 1929.

   
 

Le poème visuel de Max Ernst est un peu de la famille des ancêtres du cinéma. Il est donc naturel qu’on ait voulu le porter à l’écran. (…) Eric Duvivier a fort bien réussi dans sa tentative et je me plais à saluer en elle le meilleur film surréaliste qui nous ait été offert depuis trente ans ou davantage.

André Pieyre de Mandiargues.

 
 

Mercredi 21 mars à 18 h 30 : conférence « L’exemple d’Yves Tanguy » par André Cariou, conservateur en chef du patrimoine, directeur, Musée des Beaux Arts de Quimper.

 
 

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Lundi 26 mars à 20h30 - Studios du Chapeau rouge

   
 

L’Âge d’or

De Luis Buñuel

L'Age d'or de Luis Bunuel

France - 1930 - 1 h 07

Scénario Luis Buñuel et Salvador Dali Photo Albert Duverger Son Dr Peter-Paul Brauer Montage Luis Buñuel Décors Pierre Schidznech.

Avec Gaston Modot, Lya Lys, Marx Ernst, Pierre Prévert, Germain Noizet, Caridad de Laberdesque, Lionel Salem, Duchange, Liorens Artigas, Ibanez, Pancho Cossio, Jacques B. Brunius…

Un homme et une femme infligeant au monde tout entier dressé contre eux le spectacle d’un amour exemplaire.

 
 

La seule entreprise d’exaltation de l’amour total tel que je l’envisage.

André Breton

Un des programmes maxima de revendications qui se seraient proposés à la conscience humaine jusqu’à ce jour.

Manifeste surréaliste.

La sortie de ce film causa un énorme scandale et, interdit jusqu’en… 1981, fut pour les surréalistes, l’occasion de publier leur manifeste.

Le 3 décembre 1930, lors de la sortie du film, la projection est interrompue par des cris, des fumigènes, l’écran est maculé d’encre, le mobilier détruit et les tableaux de Dali, Max Ernst, Man Ray, Miró et Tanguy exposés dans le hall du cinéma lacérés. Ce fut à cette occasion que les surréalistes publièrent leur manifeste. L’Âge d’or sera interdit jusqu’en… 1981.

 
 

Un Chien andalou

De Luis Buñuel

Un Chien andalou de Luis Bunuel

France - 1929 - 17 mn

Scénario Luis Buñuel et Salvador Dali Photo Albert Duverger Son Dr Peter-Paul Brauer Montage Luis Buñuel Décors Pierre Schidznech.

Avec Pierre Batcheff (le jeune homme), Simone Mareuil (la jeune femme), Luis Buñuel (l’homme au rasoir du prologue), Salvador Dali (un séminariste).

Un homme mené par son désir…

 
 

Un coup d’essai qui fut un coup de maître et l’une des très rares réussites du surréalisme cinématographique. Buñuel et Dali matérialisent leur image du désir masculin et ses différentes phases œdipiennes. Le jeune homme qui se jette sur la femme aux appas maternels va trouver devant lui tous les obstacles dressés par la société et par la femme elle-même. Les images associent le thème de la « castration » du désir et sa relance à jamais interminable jusqu’à la métaphore finale des corps dévorés par les insectes.

Dictionnaire des films, Ed. Larousse.

Dali et moi, en travaillant sur le scénario d’Un chien andalou, nous pratiquions une sorte d’écriture automatique, nous étions surréalistes sans l’étiquette.

Luis Buñuel.

 
 

Lundi 26 mars à 18 h 30 : conférence « Surréalisme et psychanalyse »
par Dominique Dupuis-Labbé, conservateur du patrimoine, INHA Paris.

 
 

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

• Pour les conférences,
Musée des Beaux Arts : 02 98 95 45 20.
Tarifs Cycle conférences : plein tarif 30 €, tarif réduit 15 € (pour étudiants de – 28 ans.
Les inscriptions se font pour le cycle complet de 4 conférences (chèque à l’ordre de l’Ecole du Louvre).

• Pour les films,
Les inscriptions pour le cycle de films peuvent être prises au musée, en même temps que les inscriptions pour l’Ecole du Louvre, ou bien à la séance, le soir même, à l’accueil du cinéma (sous réserve de disponibilité).
Tarifs films : 4 séances 12 €, 1 séance 6 €.
Adhérents Gros Plan,  Amis du Musée et étudiants : 4 €/séance.

   
 

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ASSOCIATION GROS PLAN 27, rue du Chapeau Rouge 29000 Quimper
tél: 02 98 53 74 74 cine.plan@wanadoo.fr www.gros-plan.org

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