Animations Accueil
  Accueil > Programmation 2006/2007 > Dans Paris  

 

Mardi 26 septembre 2006 à 20h30 - Studios du Chapeau Rouge

DANS PARIS

De Christophe Honoré

 
  Dans Paris

Avant-Première en présence de Christophe Honoré, réalisateur et écrivain.
En lien avec « Lire en fête », organisé par la Bibliothèque de Quimper communauté.

 

France - 2006 - Couleurs - 1 h 32

Photo Jean-Louis Vialard  Montage Chantal Hymans  Son Frédéric de Ravignan  Musique Alex Beaupain  Décors Samuel Deshors  Costumes Pierre Canitrot  Production Paulo Branco  Distribution Gemini Films.

Avec Romain Duris (Paul), Louis Garrel (Jonathan), Guy Marchand (Mirko), Joana Preiss (Anna), Alice Butaud (Alice), Marie-France Pisier (la mère)…

Dans Paris suit les aventures sentimentales de deux frères et dessine ainsi le portrait d’une famille dont la devise serait « Prends la peine d’ignorer la tristesse des tiens ».

 
 

Dans Paris décrit avec sensibilité suraiguë la dépression d’un jeune trentenaire qui retourne vivre dans sa famille après l’échec de son couple, mais la projette dans une forme tellement vive et virevoltante que le film communique une énergie proche de la griserie. Romain Duris confirme (mais enfin dans un grand film) qu’il est devenu un très grand comédien, Louis Garrel réussit avec une adresse de funambule les effets les plus casse-gueule (adresses à la caméra, pitreries post-Doinel) et Guy Marchand est absolument génial en papa poule en robe de chambre qui se fait du mauvais sang pour ses grands fils.
Entre J. D. Salinger (la famille comme cimetière des espoirs déçus et des échecs individuels) et le Wong Kar-wai des débuts (pour cette façon de faire danser des emprunts à la Nouvelle Vague), Dans Paris étincelle.

Les Inrockuptibles - N° 548 - 30 mai 2006.

 
 

Dans ParisHonoré avait dans ses scénarios une prédilection pour les fratries (...). Mais aucune ne l’a si bien payé de retour que Romain Duris et Louis Garrel, dans cette comédie douce-amère fort applaudie par le public de la Quinzaine [sélection du Festival de Cannes].
(…) Honoré nous avait plutôt habitué [dans ses films] à une certaine gravité en traitant de l’irruption du sida dans une famille (Tout contre Léo), du désarroi d’une mère après la perte accidentelle de son mari (17 fois Cécile Cassard) et d’un rapport mère-fils pervers (Ma Mère). Dans Paris a l’élan et l’énergie d’un film « émancipé » : écrit, réalisé et monté en six mois. Le spectateur est interpellé dès l’ouverture par Louis Garrel, faux héros et vrai narrateur du film, à moins que ce ne soit l’inverse, une ruse à la Guitry. Car on comprend vite que dans cette famille décomposée tout est faux-semblant. La complicité qui unit les frères est fondée sur la joie autant que sur une douleur partagée, le suicide de leur sœur, « par excès de tristesse ». Paul (Duris) s’enlise dans une dépression parce qu’il vient de se séparer d’Anna (Joana Preiss). Il élit domicile chez son père (Guy Marchand, savoureux papa poule) et trouve de nouvelles raisons de ne pas quitter son lit. Il chante son amour et son désamour au téléphone… Jonathan, lui, déconne, parcourt Paris sur les chapeaux de roue, le téléphone vissé à l’oreille et le chronomètre en main. On pense à la visite du Louvre au pas de course dans Bande à part de Godard. Recherche éperdue de l’amour et sauts dans la Seine rythment cette fable enchantée sur la profondeur et la douleur des sentiments, qui a l’élégance de le dire en chanson : « Avant la haine, avant les coups de sifflets ou de fouets ; avant la peine et le dégoût, brisons là, dit-tu ». Il y a du Demy et du Truffaut dans cette insoutenable légèreté. Les citations d’Honoré ont la grâce de se livrer à cœur ouvert, en faisant entendre comme l’écho d’un rire. Lointain peut-être, mais un rire tout de même.

Elise Domenach, Positif - N°345/46 - Juillet/Août 2006.

 
  Dans Paris

(…) Paul revient affronter l’histoire familiale au sein même de l’appartement. La faiblesse apparente de son personnage est plutôt du courage. Alors que Jonathan, a priori capable d’avoir de la légèreté et de prendre de la distance par rapport à l’histoire familiale, est en réalité en fuite. Il multiplie les conquêtes érotiques, rarement satisfaisantes… Le vrai dépressif des deux, c’est quand même lui ! Il tourne continuellement autour du personnage de Paul. L’attraction entre eux deux me permet de raconter des événements qui se sont passés bien en amont : la mort de la sœur, la séparation des parents…

 Christophe Honoré.

 

 

FILMOGRAPHIE

Nous Deux (CM, 2001) - Tout contre Léo (TV, 2002) - 17 fois Cécile Cassard (2002) - Ma Mère (2003) - Dans Paris (2006).

 

 

BIBLIOGRAPHIE

Romans

L’infamille (1997) - La Douceur (1999) - Scarborough (2002) - Le Livre pour enfants (2005) - tous aux Ed. de l’olivier.

Livres jeunesse

Tout contre Léo (1995) - C’est plus fort que moi (1996) - Je joue très bien tout seul (1997) - L’Affaire p’tit Marcel (1997) - Zéro de lecture (1998) - Une toute petite histoire d’amour (1998) - Les nuits où personne ne dort (1999) - Mon cœur bouleversé (1999) - M’aimer (2004) - Torse nu (2005) - Noël c’est couic ! (2005) - Viens (2006).

 

 

TARIFS

Plein tarif : 7 € • Demandeurs d’emploi : 5,50 € • Etudiants, lycéens, collégiens : 5 € • Adhérents Gros Plan : 4 € par carnet de 10 tickets (valables jusqu'en octobre 2007) • 4,50 € moins de 25 ans, ticket individuel • 6 € adulte, ticket individuel.

 
 

haut de page - accueil - programmation 2006/2007

 

ASSOCIATION GROS PLAN 27, rue du Chapeau Rouge 29000 Quimper
tél: 02 98 53 74 74 cine.plan@wanadoo.fr www.gros-plan.org

Animations Accueil