|
La page Internet d'"école et cinéma" |
![]() |
|
LES
CONTES DE LA MERE POULE
Shangoul
et Mangoul de
Farkhondeh Torabi et Morteza Ahadi Sarkani - 2000
- 17mn - Eléments de textiles découpés et brodés
Le
Poisson Arc-en-ciel de
Farkhondeh Torabi - 1998
- 13mn - Eléments textiles découpés
de
Vajiollah Fard-e-Moghadam
|
|||||
|
Travaux d'élèves sur Les contes de la mère poule
|
|||||
|
Les
contes de la mère poule
Une « mère poule » est souvent une mère abusive. Il faut ici au contraire prendre l’expression au pied de la lettre, parce que Lili Hosak propose une figure maternelle de poule et parce que les mères animales des trois films de la sélection intitulée Les contes de la mère poule, courageuses et combattives, sont plutôt mises en face des dangers que l’existence réserve à leur progéniture, tout en tenant, sans abus, le centre de l’univers des trois contes. Lili Hosak cherche à donner l’illusion, par la technique des papiers découpés, qu’un tapis persan se met à vivre. Le poisson arc-en-ciel franchit une étape en travaillant la dimension tactile du tissu utilisé visiblement dans son épaisseur et présente à l’œil du spectateur en même temps la représentation des poissons et la matérialité des tissus. Mais Shangoul et Mangoul additionne ces deux volontés poétiques en proposant une entrée imaginaire dans l’intérieur du tissu avec un univers entièrement fait de laine brodée. Alors l’intégrité du corps maternel, perçu, comme celui de tous les autres personnages, en plusieurs morceaux démantibulés capables précisément de faire un tout cohérent lorsqu’ils se mettent en mouvement (c’est là le paradoxe propre à l’animation d’éléments découpés) s’identifie à l’intégrité de l’univers tout entier, à la cohérence du récit, à la symbolique des motifs, à la réussite technique de l’animation et à sa promotion mythologique traditionnelle en « don de la vie » ou, selon une version moins naïvement théologique, en lieu privilégié d’observation de la « naissance du mouvement ».Si l’on ajoute à cet intérêt artistique et cinéphilique le « regard persan », l’occasion d’aborder une partie méconnue du grand cinéma iranien, on comprend l’intérêt de montrer ses films et de travailler avec eux dans le cadre scolaire.
Hervé Joubert-Laurencin Pistes de travail d'Isabelle Pinvidic de Douarnenez pour le C1 (622 ko) |