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L’homme
qui rétrécit De
Jack Arnold USA
- 1957 - Noir et blanc - 1 h 21 - VF Avec
Grant Williams (Robert Scott Carey), Randy Stuart (Louise Carey), April
Kent (la naine Clarisse), Paul Langton (Charlie Carey)…
Réduit
à une taille d’insecte, éjecté – après avoir échappé aux
griffes d’un chat domestique devenu un fauve gigantesque – au fond
de la cave, Carey apprend à subsister dans un monde qui n’est plus à
son échelle, à trouver une nouvelle fonction aux objets : une boîte
d’allumettes sert de refuge, une épingle devient une épée ou un
harpon. Quasi muette, hormis quelques mots en voix off du héros, cette
séquence détaille alors les efforts pour s’abriter, atteindre
quelques miettes de gâteau rassis et surtout échapper aux appétits de
l’autre « présence » dans la cave, une araignée. La
mise en scène réussit un dosage d’observations pures, de suspense et
de frayeurs qui fait de L’Homme qui rétrécit le chef-d’œuvre de
son auteur. Les effets spéciaux sont constitués de transparence et de
travelling mattes, c’est-à-dire de la superposition de deux images
d’échelles de plan différentes. Ils maintiennent l’illusion de
deux espaces : celui, miniaturisé, du héros, celui, de plus en
plus inhumain, du monde « normal ». Jean-François
Rauger, Le Monde. Des liens sur L’Homme qui rétrécit
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