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L’Histoire
du chameau qui pleure
de
Byambasuren Davaa et Luigi Falorni Allemagne
- 2003 - couleurs - 1h30 - VOSTF Avec
Ingen Temee (maman chamelle), Botok (bébé chameau), Unganbaatar
Ikhbayar (Ugna), Odgerel Ayusch (Odgoo), Janchiv Ayurzana (Janchiv),
Enkhbulgan Ikhbayar (Dude), Guntbaatar Ikhbayar (Guntee)…
Entre documentaire narratif et fiction familiale, cette œuvre de fin d'études s'inscrit dans la tradition des célèbres films de Robert J. Flaherty, elle reflète la simplicité et la magie d'un monde en voie de disparition. Premier
long métrage de deux jeunes cinéastes, L’histoire du chameau qui
pleure est un film qui réconcilie avec le monde. Décrivant un univers
loin de la société moderne, cette fiction documentée dans la droite
lignée de l’héritage de Robert Flaherty est une fenêtre ouverte sur
une famille de paysans vivant dans les steppes mongoles au rythme des
saisons et de la nature. C’est ainsi que le spectateur voit là les
derniers instants d’un mode de vie en voie de disparition. Les vrais héros
du film, contre toute attente, sont les chameaux, ces drôles
d’animaux, lourds et costauds, nonchalants et gracieux. Comment tirer
parti des animaux en ne tombant pas dans le cliché tant attendu de
l’anthropomorphisme ? Les deux jeunes cinéastes y parviennent en
choisissant de restituer toute la teneur du temps et toute la matérialité
des éléments (le vent, la poussière, le soleil). Peu dialogué, le
film centre son récit et sa mise en scène sur les animaux, sur le
rapport, si profondément et finalement, humain du tissage du lien (la mère
et son petit). On ne s’ennuie pas un instant jusqu’au dénouement
final. L’histoire du chameau qui pleure rappelle toute la force du cinéma
: quand la simplicité du sujet et de la mise en scène concourt à
l’universel.
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